Casse industrielle : le sinistre bilan du bassin rémois

Publié le par NPA REIMS

 

REIMS (Marne). Le temps des usines, des ouvriers a du plomb dans l'aile depuis une bonne vingtaine d'années. Mais la casse de l'outil industriel a tendance à s'accélérer depuis plusieurs années. En particulier dans le bassin rémois, jadis si vigoureux en terme d'emplois.

Aujourd'hui, salariés comme dirigeants cherchent à ne pas fermer. Quitte à mettre de côté les indispensables investissements de recherche et développement. Retour sur les trois dernières années à travers les plus gros plans sociaux du secteur industriel qui ont affecté le bassin d'emploi rémois.

 

Hebdoprint-Comareg
Le plus gros plan social de l'année. 1 650 personnes se retrouvent au chômage en octobre après la prononciation de la liquidation judiciaire du pôle gratuit du groupe Hersant Media. Le site de Tinqueux, en périphérie rémoise, perd 150 salariés. Ce plan social aura également des conséquences sur les sous-traitants et notamment les prestataires qui étaient en charge de la distribution du journal gratuit Paru-Vendu.

Les VMC
Au printemps 2009, le groupe Owen Illinois Manufactory, propriétaire des VMC (Verreries Mécaniques de Champagne), décide de fermer le site de la rue Pierre-Maître. Les fours de l'usine sont coulés. 146 familles se retrouvent impactées par le plan social. Si quelques salariés ont pu être accueillis sur d'autres sites verriers, la majorité d'entre eux sont actuellement sans emploi. Dans les années soixante-dix, plus de 2000 ouvriers s'activaient dans l'usine. Aujourd'hui, le site est en friche, gardienné. Seule la plaque à la mémoire de Pierre Maître, syndicaliste tué par balle en 1977, rappelle l'intense activité ouvrière qui se tenait dans cette zone industrielle.

Reims Aérospace
En mars 2011, la cité des sacres va perdre un de ses fleurons dans l'industrie aéronautique de précision. Sur les 200 salariés ultra-qualifiés de la société basée sur la commune de Prunay, ce ne sont pas moins de 116 personnes qui vont se retrouver à la porte. La faute à une perte de chiffres d'affaires devenue trop importante. Depuis, le site est repris sous le nom d'Aéroline. Où les 84 salariés n'ayant pas été licenciés ont pu être repris.

Bosal
L'annonce de 93 suppressions de postes tombe comme un couperet sur le site industriel de Beine-Nauroy qui travaille pour l'industrie automobile (attelages de remorques et galeries). Un nouveau coup dur pour un site qui a compté plus de 300 salariés il y a quelques années. Ils ne sont plus aujourd'hui que 142 et ne seront plus qu'une cinquantaine dans les mois à venir. Le plan social n'est toujours pas ficelé et les ouvriers devraient saisir la justice pour tenter de faire annuler ce plan social. La manufacture de Beine-Nauroy fait des bénéfices et dispose d'un carnet de commandes plus que garni.

Valeo
Début 2010, l'entreprise a annoncé un plan social pour 87 salariés, principalement des personnels administratifs. Durant l'été, 12 autres salariés perdent leur poste mais la direction parvient, à travers la cellule de reclassement, à maintenir leur statut de salariés. Ce qui n'empêche toutefois pas les syndicats de l'équipementier automobile de dresser un constat alarmant : plus de 1 000 salariés en 2006 contre à peine 550 en 2010. Et en faisant appel régulièrement à de nombreux intérimaires.

Cap Phone
Même si on ne peut pas classer cette firme en tant qu'établissement industriel, il ne faut pas oublier que 55 personnes ont perdu leur emploi du jour au lendemain en août 2010. Implantée sur la zone Farman, l'entreprise qui effectuait du démarchage et du courtage téléphonique pour plusieurs clients.

Arcelor-Mittal
En mai 2010, le géant de l'acier et 5e fortune de la planète décident de fermer l'atelier plaques et découpes du site situé au cœur de la zone Colbert. 41 salariés se retrouvent sans emploi. Des solutions en interne ont toutefois été trouvées pour quelques postes.
Entre 2009 et 2011, le site de Reims a perdu plus de 200 emplois.

Bourquin communications
Janvier 2011, la direction du site spécialisé dans la fabrication de formulaires en continu (factures, chèques à usage administratif ou commercial, etc.) annonce une restructuration de l'entreprise.
Le plan ne prévoit pas moins de 38 suppressions de postes sur un effectif total de 93 ouvriers. Le chiffre d'affaires de l'entreprise est passé de 15 M€ en 2008 à 11,35 M€ en 2010.

 

 

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Publié dans Vie locale

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